Archive for avril, 2009

Comment transmettre nos valeurs ?

Mercredi, avril 29th, 2009

http://www.plurielles.fr/parents/enfants/comment-transmettre-nos-valeurs-3289913-402.html

La transmission des valeurs fait partie intégrante du projet éducatif des parents. Qu’elle se fasse consciemment ou malgré soi, cette transmission passe avant tout par l’exemple, comme l’explique Théo Linder, auteur de “Transmettre vos valeurs à votre enfant”.

Qu’est-ce qu’une valeur ?
Je la définis comme une croyance à laquelle vous tenez, vous, particulièrement. Parce que vous la jugez capitale pour vivre. Ce peut être la foi, l’honnêteté, le courage…
Avoir des valeurs, c’est estimer que tout ne se vaut pas. Généralement, un homme et une femme qui décident d’avoir des enfants partagent des valeurs communes. Mais il arrive que leur hiérarchie diffère pour chaque conjoint.

Transmet-on toujours les valeurs que l’on a reçu ?
Pas forcément. Je m’aperçois que l’on veille souvent à ne pas reproduire les erreurs de nos parents, ou ce que l’on juge tel. Par exemple, nombreux sont les parents d’aujourd’hui qui, estimant - à tort ou à raison - avoir manqué de contact et de dialogue avec leurs propres parents, élèvent leurs enfants dans un flot de paroles. On ne transmet donc pas forcément ce que l’on a reçu, même si l’on se positionne forcément par rapport à ce qui nous a été transmis. Les croyances éducatives évoluent. Nos parents avaient les leurs, nous avons les nôtres, nos enfants auront les leurs.

La transmission des valeurs se fait-elle spontanément ?
Beaucoup de choses se transmettent de façon inconsciente, à travers notre attitude. On transmet beaucoup par capillarité, l’enfant nous sent.
Et puis certaines phrases, à priori anodines (” l’avenir appartient aux gens qui se lèvent tôt “) portent en elles un message plus profond, expriment une valeur.
D’ailleurs, il est difficile de transmettre des valeurs si on ne les porte pas en soi. Le propre des valeurs, c’est qu’elles sont incorporées.


Comment les transmettre ?
Transmettre des valeurs, ce n’est pas n’importe quoi, ce sont les nôtres et on y tient.
Il est important que l’enfant sente qu’à vos yeux, tout ne se vaut pas. Mais il s’agit de lui laisser la possibilité par la suite, de faire le tri. Transmettre des valeurs nécessite à la fois de la fermeté et de la tolérance. Qu’il construise son propre système de valeurs, c’est votre plus grande victoire. Mais l’élever dans le respect des vôtres, cela lui donne un pivot par rapport auquel il peut se situer pour faire lui-même son choix.

Comment l’enfant va-t-il adhérer aux valeurs ?
Si vos valeurs ne vous rendent pas heureux, il n’aura pas envie de les adopter. C’est la manière dont vous vivez celles-ci qui influence son choix. Il faut qu’elles payent !
Pour élever un enfant, il faut se poser en ” responsable du monde “, disait Anna Arendt. L’enfant voit que son intérêt est d’être héritier, car les valeurs que défendent ses parents ne leur réussissent pas trop mal…

Pourquoi les valeurs ont-elles une connotation ringarde ?
C’est moins vrai aujourd’hui, le mot valeur revient. Mais il a été associé à des croyances réactionnaires. Trop souvent, valeur signifiait tradition. On avait l’impression de quelque chose d’inamovible qui traversait les siècles, mais c’est faux. Tout change, les choses évoluent. On possède tous des valeurs, et ce n’est pas ringard, puisqu’on y croit.

Marie-Lucie VANLERBERGHE

EDUCATION ET VALEURS

Mercredi, avril 29th, 2009

EDUCATION EDUCATION ET VALEURS

par Lydie PFANDER-MENY & Jean-Mathias SARDA

http://pagesperso-orange.fr/papiers.universitaires/edu10.htmRédacteurs

Autres articles ?

  “Généreux amis de l’égalité et de la liberté, réunissez-vous pour ontenir de la puissance publique,

une instruction qui rende la raison populaire” (CONDORCET, 1791).

 

Eduquer, c’est avoir une intentionnalité forte de conduire à un nouvel état considéré comme meilleur tant du point de vue des comportements que de celui des savoirs. L’éducation est donc indissociable de la question des valeurs, qu’elles soient implicites et vécues “naturellement” ou bien qu’elles soient affirmées et justifiées fortement. Ceci amène donc un questionnement à plusieurs dimensions. Quelles sont les valeurs reconnues à une époque donnée et pourquoi ? Qu’est-ce qui justifie le bien-fondé des valeurs éducatives ? Pourquoi, dans le débat actuel, certaines valeurs sont-elles réaffirmées, justifiées et explicitées avec tant d’insistance ?

L’éducation est toujours celle d’un être humain, en fait d’un mineur par opposition à l’adulte ; cela nous amène naturellement à dire qu’elle est toujours tributaire du statut qui est conféré à l’enfant dans une société. Ce statut est lui-même dépendant d’une vision philosophique de l’homme et de sa dignité. Est-il perfectible ? Si c’est le cas, comment le faire évoluer ? Par quels types de contraintes ?

Les limites, les règles, la contrainte qu’on impose par la sanction, sont fortement dépendantes du projet de société qu’on souhaite promouvoir, à la fois pour intégrer un individu au corps social, mais aussi pour affirmer la liberté de l’homme ou, pour le dire autrement, il s’agit d’agir pour une société qui soit pérenne mais sans pour autant perdre de vue l’imprescriptible dignité de la personne.

A partir du siècle des Lumières, avec des philosophes tels que ROUSSEAU et KANT, l’enfant n’a plus un statut d’adulte en miniature ; l’homme trouve dans les seules ressources de la raison les moyens de réaliser sa destinée. Il ne doit qu’à ses seules forces de “perfectionner” son humanité. Or, l’éducation ne peut exister qu’à partir de ce postulat qu’en chaque enfant il y a un être en devenir et que chacun des potentiels qu’il a en lui, il ne les acquiert que par l’action d’un apprentissage, d’une prise de conscience de lui-même. L’enfant a besoin d’une médiation, il a besoin d’un éducateur, d’un adulte qui va accompagner sa formation. En effet, un enfant sans limite est un être qui ne fédère aucune énergie, qui ne structure pas sa personnalité, qui ne domestique ni ses désirs, ni ses pulsions. Mais il est vrai aussi qu’un excès dans la contrainte, que la violence dans l’éducation équivaudrait à un dressage, donc tuerait toute possibilité éducative.

C’est pourquoi la personne de l’éducateur, associé au symbolisme de la loi, sont deux piliers, deux valeurs fondamentales en matière d’éducation. L’adulte est le garant de l’autorité, de la règle, à la condition que l’usage qu’il fait de la sanction soit équilibré, de sorte qu’il permette une intériorisation de la Loi. Car l’éducation implique que l’enfant entre en opposition avec l’adulte, avec la règle qu’il apporte, même si elle est protectrice parce qu’elle est aussi en même temps limitation, restriction des pulsions.

Mais l’action de l’éducateur ne s’arrête pas là. L’enfant apparaît dans un monde toujours plus “vieux” que lui, comme le dit Hannah ARENDT (La crise de la culture, Folio Essais). C’est la raison pour laquelle il faut qu’il apprenne ce qui est nécessaire à son intégration. Il ne peut commencer sa vie que s’il a une juste connaissance de l’héritage de l’histoire. Ce qu’il apporte est imprévisible, mais ne peut éclore sans un nécessaire détour par les oeuvres du passé, pour apprendre à penser par lui-même. “C’est pour préserver ce qu’il y a de révolutionnaire chez l’enfant, que l’éducation doit être conservatrice“, nous dit Hannah ARENDT. L’éducateur se doit d’être le passeur d’un héritage à l’enfant, mais aussi un tremplin pour l’amener à affirmer toute la nouveauté de son projet. C’est à ce prix que la dignité personnelle de l’enfant est respectée, de sorte que la société de demain puisse avoir un visage humain.

Depuis ses origines, l’Ecole Républicaine se fait un devoir de former des hommes instruits et des citoyens éclairés dans un combat pour la pééminence de l’être sur le paraître, du vrai sur le vraissemblable, du savoir sur l’opinion. Si le lien entre éducation et valeurs est implicite, force est de constater que derrière une finalité quasi-constante depuis deux siècles, à savoir le triomphe de la Raison au coeur de la réflexion humaine et l’émergence de l’esprit critique comme gage de la liberté, les valeurs qui sous-tendent l’action de l’école sont multiples et variables. Elles sont souvent ancrées dans l’historicité de leur époque et donc liées aux circonstances de leur énonciation et aux conditions qui à un moment donné ont déterminé la nature de l’éducation.

Au moment de la création de l’école publique, gratuite et laique (1880-1887), l’aspect moral et civique de l’enseignement a été clairement défini dans un ensemble de textes officiels, régissant notamment l’instruction civique. Toutes les instructions et tous les manuels avaient pour but d’amener les élèves “à la pratique raisonnée des principales vertues individuelles et sociales comme la tempérance, la sincérité, la modestie, la bonté, le courage, la tolérance et à leur inspirer l’amour du travail, le goût de la coopération, l’esprit d’équipe, le respect de la parole donnée, la compréhension d’autrui, l’amour du sol natal, les devoirs envers la famille et envers la patrie” (Morale et instruction civique, Cours Moyen, 1887). Il est clair qu’il s’agissait avant tout de défendre un monde nouveau, celui de la République et de son avenir (discours de Jules FERRY et de Paul BERT), et de porter haut la conscience de la perfectibilité humaine alimentée par le courant positiviste. Il est intéressant de constater qu’une partie de ces instructions officielles ont été reconduites jusqu’en 1969, pour l’école élémentaire, sans grand changement.

L’actualité du débat concernant le lien entre valeurs et éducation tient à la profonde évolution subie par la société. Et nous en retrouverons donc des répercussions dans tous les domaines, philosophique, politique, économique et bien sûr sociologique. En effet, la crise économique a placé l’école devant une demande nouvelle, à savoir celle d’une rentabilité immédiate en termes d’insertion. De fait, le savoir a été remis en cause ; les années 80 ont été l’apanage de modèles de réussite sociale (chefs d’entreprise, raider…) dont la fulgurante ascension ne devait rien à la formation scolaire ou universitaire. Le savoir a été lui aussi fortement interrogé en termes de gain immédiat. Par ailleurs et dans un mouvement presque contradictoire, la culture est devenue un bien de consommation courante loin de toute logique de l’effort et de l’austérité de l’étude chers à ALAIN, à portée de presque toutes les bourses (queues interminables devant les grandes expositions, journées du patrimoine…).

Mais les questions essentielles, à savoir celles de l’intégration, de la rupture du lien social dans la société française où la notion de “communauté de citoyens” (Dominique SCHNAPPER, La communauté des citoyens, NRF Essais) ne fait plus immédiatement sens, ont bien sûr fait ressurgir l’interrogation quant aux valeurs à transmettre. Quelle est la nature du trait d’union qui pourrait être susceptible d’associer les différentes communautés constitutives du corps social aujourd’hui ? Ciment qui pourrait fonder alors l’entreprise éducative de l’école. Ce lien est à redécouvrir ou à réaffirmer, il se situe du côté des droits de l’homme, en fait, il est ce que définit chacun par sa ressemblance à l’autre, dans le sens où chaque être humain a les mêmes aspirations fondamentales à vivre et à s’épanouir. C’est ce sentiment d’appartenance au genre humain qui est seul en mesure de réunir les gens autour d’une communauté d’intérêts. Sans le développement de cette humanité en chacun de nous, comment en effet pouvoir envisager que les énergies se fédèrent autour d’un bien commun au sens aristotélicien, qui est à construire ?

Notre système démocratique est le fruit d’un héritage, il a su intégrer les bienfaits de culture différentes pour construire une société où le dialogue et l’acceptation d’autrui sont des valeurs fondamentales, qui ne peuvent être négociées, mais au contraire qu’on doit affirmer face à l’individualisme et au repli communautaire. Là est bien le paradoxe qu’on puisse se demander si la laïcité ne serait pas en train de devenir un concept vide de signification, au point que cela ait pu engendrer une telle séparation entre les gens, alors qu’elle garantissait que soit reconnu ce qu’ils avaient en commun : à savoir des institutions incarnant au moins quelque chose d’une visée commune. C’est une véritable éducation à la collaboration et à la solidarité qui est indispensable aujourd’hui pour compenser le manque de sens qui touche le domaine du vivre ensemble. Elle suppose d’énvisager qu’une laïcité nouvelle rende possible l’existence de lieux où un consensus sur les valeurs et les finalités puisse être négocié ; il est devenu indispensable, comme l’affirme Guy COQ (Laïcité et République, Editions du Félin), d’accepter la confrontation des éthiques entre elles afin de permettre l’avénement d’un monde commun, si tant est qu’on soit en mesure de construire les conditions d’une ouverture.

Mais plus simplement, si le thème de l’éducation à la citoyenneté a autant d’acuité dans le monde de l’école, c’est parce que l’explication d’une société nécessite une double démarche de la part des éducateurs : permettre aux nouvelles générations de comprendre l’héritage historique, mais surtout de les amener à y découvrir un sens qu’elles puissent s’approprier afin de déterminer leur propre chemin. Et cela est valable aussi pour ce qui relève de l’apprentissage de la vie en groupe, parce qu’au coeur de cette démarche se trouve la découverte des bienfaits d’une loi qui, dès lors qu’elle est construite ensemble, universelle, permet l’intégration de tous.

La citoyenneté est sans doute au carrefour de plusieurs demandes de notre temps concernant le domaine de l’éducation et les valeurs qui la sous-tendent. Elle est en tension parce que sa mise en exercice nécessite la prise en compte d’une culture, qui est nécessairement diverse ou revendiquée par les différentes communautés, ainsi que l’affirmation de principes universels qui transcendent les particularismes.

C’est en tout cas l’occasion de s’interroger avec Claude NICOLET (L’idée républicaine en France) sur la difficulté actuelle à définir un apprentissage de la citoyenneté qui pourrait venir d’une relative incapacité à penser les idées de culture et d’humanité.

Sommaires

L’enseignement du français à l’école primaire

Mercredi, avril 29th, 2009

L’enseignement du français à l’école primaire

Présentation

L’enseignement du français commence désormais à partir de la quatrième année du cycle de base de l’enseignement Primaire pour continuer jusqu’à la fin du cycle Qualifiant.

L’objectif essentiel des cycles primaires est de permettre à l’apprenant d’acquérir les compétences de base nécessaires à une maîtrise progressive et à une utilisation fonctionnelle de la langue française selon le cursus suivi et l’orientation choisie.

Ces cycles sont répartis en deux grandes périodes : la première allant de la quatrième année du cycle de base à la première année du cycle intermédiaire et la seconde de la deuxième année à la quatrième année du Cycle intermédiaire ; la première et la troisième années du cycle intermédiaire étant considérées comme des années-charnières ou de transition et revêtant par conséquent une importance particulière.

Les deux grands domaines d’enseignement d’une langue sont l’oral et l’écrit. t si l’enseignement du français est à dominante orale en deuxième année du cycle, l’écrit prendra de plus en plus d’importance au fur et à mesure que l’apprenant avancera dans son cursus primaire.

La quatrième année du cycle de base assure les assises de l’apprentissage de l’oral. Celles de l’apprentissage de l’écrit commencent à partir de la première année du Cycle Intermédiaire et sont consolidées (au même titre que l’oral) durant les trois années suivantes du Cycle. L’équilibre entre l’enseignement de l’oral et de l’écrit sera ainsi atteint progressivement pour obéir dans son dosage, en fin de parcours, à des impératifs plus objectifs et fonctionnels, et notamment celui de préparer l’apprenant à suivre ses études collégiales avec succès. pour assurer cette harmonisation entre les cycles primaires et le collège, cette première partie du curriculum propose pour chaque période, une liste (voir tableaux plus bas) de compétences définies en fonction des domaines d’apprentissage retenus, à savoir «écouter et produire» (l’oral), « lire » (compréhension de l’écrit ou lecture), «Ecrire» (connaissance des règles de grammaire et de la communication et leur réinvestissement oral et écrit). Cette partie du curriculum propose également une progression d’objectifs communicatifs et fonctionnels par année, de la première à la quatrième année du cycle intermédiaire, précédée d’indications et d’orientations relatives à la quatrième année du cycle de base.

الكتاب الأبيض

المناهج التربوية لسلكي التعليم الابتدائي

الجزء

©    لجان مراجعة المناهج التربوية المغربية للتعليم الابتدائي والثانوي الإعدادي والتأهيلي

ربيع الأول 1423 يونيو 2002

 

مديرية الدراسات والاستراتيجيات التربوية

العدة المنهجية والإشراف التقني

جمال خلاف

الإنجاز الإعلاميائي للموقع

محمد جهيدي

سكرتارية الورش

فوزية عدي وأمال الريسوني

 

 

منهاج اللغة الفرنسية

 

L’enseignement du français à l’école primaire

(Cycle de base et cycle intermédiaire)

 

Présentation

L’enseignement du français commence désormais à partir de la quatrième année du cycle de base de l’enseignement Primaire pour continuer jusqu’à la fin du cycle Qualifiant.

L’objectif essentiel des cycles primaires est de permettre à l’apprenant d’acquérir les compétences de base nécessaires à une maîtrise progressive et à une utilisation fonctionnelle de la langue française selon le cursus suivi et l’orientation choisie.

 

Ces cycles sont répartis en deux grandes périodes : la première allant de la quatrième année du cycle de base à la première année du cycle intermédiaire et la seconde de la deuxième année à la quatrième année du Cycle intermédiaire ; la première et la troisième années du cycle intermédiaire étant considérées comme des années-charnières ou de transition et revêtant par conséquent une importance particulière.

 

Les deux grands domaines d’enseignement d’une langue sont l’oral et l’écrit. t si l’enseignement du français est à dominante orale en deuxième année du cycle, l’écrit prendra de plus en plus d’importance au fur et à mesure que l’apprenant avancera dans son cursus primaire.

 

La quatrième année du cycle de base assure les assises de l’apprentissage de l’oral. Celles de l’apprentissage de l’écrit commencent à partir de la première année du Cycle Intermédiaire et sont consolidées (au même titre que l’oral) durant les trois années suivantes du Cycle. L’équilibre entre l’enseignement de l’oral et de l’écrit sera ainsi atteint progressivement pour obéir dans son dosage, en fin de parcours, à des impératifs plus objectifs et fonctionnels, et notamment celui de préparer l’apprenant à suivre ses études collégiales avec succès. pour assurer cette harmonisation entre les cycles primaires et le collège, cette première partie du curriculum propose pour chaque période, une liste (voir tableaux plus bas) de compétences définies en fonction des domaines d’apprentissage retenus, à savoir «écouter et produire» (l’oral), « lire » (compréhension de l’écrit ou lecture), «Ecrire» (connaissance des règles de grammaire et de la communication et leur réinvestissement oral et écrit). Cette partie du curriculum propose également une progression d’objectifs communicatifs et fonctionnels par année, de la première à la quatrième année du cycle intermédiaire, précédée d’indications et d’orientations relatives à la quatrième année du cycle de base.

1) Compétences disciplinaires relatives aux deux périodes du primaire pour l’apprentissage de la langue française

 

1-1 L’Expression orale

1ère période : ‘° cycle de base ° +1 et 2°du cycle intermédiaire

2ème période : 3°et 4° cycle intermédiaire

L’apprenant doit pouvoir :

Prendre la parole et s’exprimer de manière compréhensible quant à la prononciation et à l’articulation dans des situations diverses (telles que le dialogues, le récit ou l’explication…) en utilisant les temps des verbes, les pronoms personnels, les mots de liaison (et, pour, ou, mais, parce que…) pour établir des relations entre deux propositions simples

 

L’apprenant doit pouvoir aussi :

-  Organiser logiquement son propos pour traduire et commenter ses actions, ses attitudes et ses productions.

-  Prendre sa place dans un dialogue : écouter, oser s’exprimer, rester dans le sujet.

-  Réinvestir le vocabulaire acquis dans les diverses activités de la classe.

-  Identifier des éléments de la langue parlée (sons…), les isoler, les reproduire (jeux de mots), les associer, les agencer (inventions de mots).

-  Formuler correctement des demandes ou y répondre.

-  Dire et mémoriser des textes courts (comptine, poème).

L’apprenant doit pouvoir :

Produire un discours en respectant les exigences de la cohérence pour

-  Restituer un récit

-  Rapporter un événement vécu,

-  Présenter un projet.

-  Commenter une image, un tableau, une musique.

-  Porter une appréciation sur un personnage ou sur une situation à partir d’un texte écouté.

-  Résumer une histoire écoutée, la commenter et inventer une suite ou des variantes cohérentes.

 

 

1-2 LECTURE

1ère période : ‘° cycle de base ° +1 et 2°du cycle intermédiaire °

2ème période : 3°et 4° cycle intermédiaire

 

L’apprenant doit pouvoir :

-       Mettre en relation les lettres et les sons,

-       Identifier des mots familiers, prénoms, mots usuels, jours de la semaine, mois d’anniversaire…,

-       Identifier les différents supports d’écrits (livres, revues, cartes, journaux, dictionnaires, affiches publicitaires, écrits documentaires.

-       S’initier à utiliser une bibliothèque adaptée à son âge et à son niveau

-       Opérer des classements, choisir un album, un livre, une bande dessinée et réunir une documentation…

 

L’apprenant doit pouvoir :

-  Reconnaître l’organisation d’une page et de la suite des pages d’un livre (fonction d’un titre, d’une pagination, d’une table de matières).

-  Reconnaître certains éléments dans un texte, pour en découvrir le sens ou la fonction.

-  Reconnaître le titre, repérer des graphismes particuliers, (signature, sigles),

-  Reconnaître des typologies de textes (narratif, descriptif, prescriptif, …)

-  Lire à haute voix en articulant correctement, en respectant l’intonation, et en comprenant le sens de ce qui est lu

-  Utiliser une bibliothèque, repérer et identifier les ouvrages de la bibliothèque.

-  Répondre oralement ou par écrit à des questions.

-  Lire un texte long, un livre un document ,

-  Savoir pourquoi on utilise les différents supports d’écrit.

 

 

1-3 ECRITURE/EXPRESSION ECRITE

 

1ère période : ‘° cycle de base ° +1 et 2°du cycle intermédiaire

2ème période : 3°et 4° cycle intermédiaire

L’apprenant doit pouvoir :

 

-  Tenir de manière adaptée et efficace un crayon, un stylo à bille, une craie… en adoptant la posture corporelle qui convient.

-  Ecrire de façon soignée en respectant les normes de l’écriture et en améliorant sa vitesse

-  Reproduire des modèles, des formes, des trajectoires proposés par l’enseignant.

-  Copier correctement quelques mots, une courte phrase en rapport avec les activités de la classe en respectant les règles de graphie de l’écriture cursive.

-  Ecrire sur une ligne puis progressivement entre deux lignes.

-  Reconstituer des phrases

-  Reconstituer un paragraphe.

-  Maîtriser la graphie des lettres majuscules.

-  Reconnaître et comparer différents systèmes graphiques (différents mots ou lettres en écriture cursive, en écriture script en caractère d’imprimerie.)

 

L’apprenant doit pouvoir

 

-  Ecrire un texte de quelques lignes en telles que :

§      Un court récit

§      La suite d’une histoire

§      La légende d’un dessin

§      Les Bulles d’une BD

§      Une lettre

§      Des textes prescriptifs (vers la fin de la deuxième période) ;

-  Intégrer la dimension de la présentation dans la structuration d’un texte (paragraphes, illustrations…)

 

 

 

1-4 GRAMMAIRE/CONJUGAISON

 

1ère période : ‘° cycle de base ° +1 et 2°du cycle intermédiaire

2ème période : 3°et 4° cycle intermédiaire

 

L’apprenant doit pouvoir :

 

-  Reconnaître le groupe nominal et le groupe verbal d’une phrase.

-  Repérer les accords du verbe avec le sujet, de l’adjectif avec le nom, du nom avec le déterminant.

-  Reconnaître et utiliser les temps :

-  Présent de l’indicatif

-  passé composé

-  futur simple notamment dans le cas des verbes les plus usuels.

-  Reconnaître et employer les pronoms personnels.

 

 

 

L’apprenant doit pouvoir

 

-  Reconnaître les différents constituants d’une phrase en expansion.

 

-  Identifier et utiliser les compléments du verbe :

§      + C.O.D

§      + C.O.I

§      + C.C.L

§      + C.C.T

§      + C.C.M

 

-  Opérer les transformations usuelles (négatives/passives, …).

 

 

1-5 ORTHOGRAPHE

 

1ère période : ‘° cycle de base ° +1 et 2°du cycle intermédiaire

2ème période : 3°et 4° cycle intermédiaire

 

L’apprenant doit pouvoir :

 

-  Reproduire, correctement et de mémoire, des mots, des propositions ou des phrases (autodictée)

 

-  Remarquer les régularités et les irrégularités du système (marques de pluriel, désinence des verbes…)

 

 

L’apprenant doit pouvoir

 

-  Copier un texte.

 

-  Ecrire sous dictée en respectant la correspondance graphie/phonie.

 

-  Orthographier les mots courants.

 

-  Maîtriser les règles d’accord (sujet-verbe // nom-adjectif), l’accord du participe passé.

 

-  Maîtriser les règles d’écriture des mots dérivés, des doubles consonnes, des accents, des diphtongues, des terminaisons, etc…

 

 

1-6 LEXIQUE

 

1ère période : ‘° cycle de base ° +1 et 2°du cycle intermédiaire

2ème période : 3°et 4° cycle intermédiaire

 

L’apprenant doit pouvoir :

 

-  Nommer, dans des situations de la vie quotidienne, des objets, des actions, des sentiments…

 

-  Mémoriser et utiliser à bon à escient un vocabulaire thématique précis.

 

-  Identifier les familles des mots.

 

 

 

 

 

L’apprenant doit pouvoir

 

-  Distinguer, selon le contexte, le sens particulier d’un mot..

 

-  Connaître quelques éléments de la l’homonymie, de la synonymie et de l’antonymie.

 

-  Se servir d’un dictionnaire adapté à son âge.

 

-  Trouver le sens d’un mot, ou d’une expression, dans un dictionnaire courant.

 

 

2) ‘’Progression’’ par niveau

 

2-1) Eléments de planification didactique

 

L’unité minimale de gestion des enseignements est la séquence. Elle occupe, selon les niveaux, une ou deux semaines ainsi que le précise le tableau suivant:

 

4ème Année du cycle de base

1ère année du Cycle intermédiaire

2ème année du Cycle intermédiaire

3ème année du Cycle intermédiaire

4ème année du Cycle intermédiaire

Nombre de Séquences[1] d’apprentissage

16 (à raison de 2 semaines par séquence)

12 (à raison de 2 semaines par séquence)

12 (à raison de 2 semaines par séquence)

12 (à raison de 2 semaines par séquence)

12 (à raison de 2 semaines par séquence)

Nombre de séquences de Soutien ou d’approfondissement

2 (& semaine par séquence)

8 (à raison de 2 semaines par séquence)

9 (à raison de 2 semaines par séquence)

9 (à raison de 2 semaines par séquence)

9 (à raison de 2 semaines par séquence)

Nombre de séquences réservées aux phases de transition

 

2 semaines

1 semaine

1 semaine

1 semaine

Total Semaines/an

34

34

34

34

34

Masses horaires annuelles

51

272

272

264

264

 

-  La planification de chaque séquence d’apprentissage doit prévoir une évaluation formative durant son déroulement.

-  Le recours aux nouvelles technologies d’information et de communication permettrait à l’enseignant de varier ses supports, de multiplier les situations d’apprentissage de la langue française et de favoriser l’auto-apprentissage

-  L’enseignant utilisera donc, autant que faire se peut, des cassettes audio-visuelles, encouragera l’exploitation des médias et des outils informatiques.

-  Cette approche diversifiée doit toucher l’apprentissage de la langue française à tous les niveaux.

 

Le Cycle de base 

La quatrième année du cycle de base constitue une classe de première ouverture sur la langue française. A ce niveau, la priorité est accordée à l’oral (dialogue, chants, récits, contes, sketchs, saynètes…)

On amènera progressivement l’élèves à :

-  S’habituer au système phonologique du français.

source:   http://cfijdida.over-blog.com/




Créer un Blog | Nom Domaine | Publicité | Créer Forum | Tag | Signaler Abus
Tags : culture | actualités | politique | bebe | finance | justice | ecologie
net | famille | jeux | droit | voyage | design | livre | internet | grippe | photos